mardi 23 février 2010

LEROUX, famille de facteurs de La Couture, installés à Mirecourt.

Nous avons déjà évoqué dans ce blog, la famille LEROUX, originaire de La Couture et qu' Armand FERRY de Mirecourt avait fait venir en 1835 pour s'occuper des instruments à vent dans sa nouvelle entreprise.
La mise sur le net des Archives Départementales des Vosges, nous aident à avancer dans nos recherches.

http://facteursetmarchandsdemusique.blogspot.com/search/label/Leroux
Nous avons à faire à deux frères, tous les deux nés à Croth.

Jean LEROUX l'aîné est né à Croth, petite commune proche de La Couture, le 17 octobre 1795. Son pére était maçon dans ce village. Il épouse le 23 décembre 1817 à Mouettes, Madeleine LOREE, nourrice née le 15 avril 1798 à Mouettes.
Leur premier enfant, Jean Louis LEROUX est né le 2 novembre 1818 à la Couture ; son père est tourneur. A la naissance de sa fille, Marie Madeleine LEROUX le 19 novembre 1820 à La Couture, il se déclare Luthier. En 1822, le 20 janvier à la naissance de son deuxième fils Frédéric LEROUX, il exerce une activité totalement différente : il est limonadier.

Il a du exercer une activité à Paris, puisque son troisiéme fils, Edouard LEROUX nait le 20 octobre 1826...à Paris.

A la naissance des jumeaux, Alphonse Robert LEROUX et Guillaume LEROUX nés le 10 juin 1830 à La Couture, il est de nouveau luthier, mais surtout il signe pour la première fois d'une façon différente. Auparavant sa signature était classique, là il signe en lettres cursives :" J. Leroux aîné", signature comparable à la marque la plus fréquente trouvée sur ses instruments.

C'est la raison pour laquelle, nous pensons que les marques présentées dans cet article : " (étoile) / LEROUX / (étoile), trouvée sur une flûte à une clé de la collection de Dayton C. Miller,

http://memory.loc.gov/cgi-bin/map_item.pl?data=/home/www/data/service/music/dcmflute/0600/0614f1.jp2&title=DCM+0614:+++Leroux+/+Flute+in+C&style=dcmflute&itemLink=r?ammem/dcm:@field(NUMBER+@band(0614

....et (soleil) / LEROUX / AINE / (étoile), trouvée sur une flûte en buis, baguée en corne et une
clé (ebay 6 2006), correspondent à la période "couturiote" de Jean LEROUX Aîné.

Dans le compte rendu de l'exposition de 1839, publié dans l'annuaire des Vosges de 1840 voilà ce qui est dit de "M. LEROUX aîné, fabricant à Mirecourt" : "......M. Leroux est fixé à Mirecourt depuis 1835. Le nombre de ses ouvriers est de 9 à 11 et leur salaire journalier est de 2 à 4 frs. Les matières premières dont il se sert sont l'argent, le melchior et le cuivre ; la grenadille, l'ébène, le buis, l'ivoire et les pointes de cornes qu'il se procure à Paris. Sa fabrication embrasse les instruments à vent, tels que les clarinettes, les flûtes, hautbois, flageolets...."
Jean Louis LEROUX, premier fils de LEROUX Aîné, facteur d'instruments de musique à Mirecourt épouse le 20 juillet 1840 Julie Pauline THERESE, modiste née le 24 janvier à Mirecourt. Un des témoin est Nicolas HARMAND archetier. Le second fils, Frédéric LEROUX fabricant d'instruments de musique à vent, épouse le 29 mai 1843 à Mirecourt, Marie Anne Eléonore BERNARDEL née le 5 octobre 1821, fille de Laurent BERNARDEL pâtissier. L'un des témoins est Louis GUIBOURG fabricant d'orgues

Le nom des deux épouses évoquent des familles de luthiers de Mirecourt. Mais comme à La Couture, à Mirecourt à cette époque il devait être difficile de ne pas avoir un luthier dans sa famille.

En 1842 l'on trouve dans l'annuaire des Vosges : " Leroux Aîné à Mirecourt" et "Leroux frères à Mirecourt".

En 1844, il ouvre une boutique à Paris et on peut le trouver dans le Bottin : "Leroux Aîné, fabricant de flûtes, clarinettes, hautbois, 4 rue du Nord, Faubourg Poissonniére ( ci-devant à Mirecourt)".


Jean LEROUX Aîné avait un frère, Charles Hypolite LEROUX dit Le Jeune né le 14 mai 1799 à Croth, qui sera lui aussi facteur d'instruments à vent et qui suivra son frère dans ses pérégrinations mirecuriennes.
Donc bravo et merci à Mona Lemmel qui avait bien interprétée les lettres entrecroisées de la marque suivante : L et H correspondant au frère : Hypolite LEROUX Jeune sans doute aprés 1846, à la fin de la période de Mirecourt et au début de l'aventure parisienne.

Il est 'laboureur" à la Couture lorsqu'il épouse le 13 janvier 1818 à Garennes sur Eure Marie Clotilde DUMONT (1799-?). Ils auront 3 enfants : Célestine Julie (1818-?), Marie Françoise Angélique (1821-1824), Marie Marguerite (1824-?).
On le retrouve à Paris en 1831, remarié à Marie Anne HUE (1801-?) à la naissance de leur fille Céline LEROUX le 8 octobre.
Au recensement de 1836 à Mirecourt, on retrouve les familles des deux frères : Aîné et Jeune au complet tous impliqués dans la fabrications d'instruments à vent.
En 1842 les deux frères seront associés à Mirecourt, avant le départ vers 1846 de toutes les familles LEROUX pour Paris. Au recensement de 1846 à Mirecourt il n'y a plus aucune trace des Leroux.
On retrouve le second fils de LEROUX aîné : Pierre Frédéric LEROUX (34 ans) en 1856, luthier à Mantes la Ville avec son épouse Marie Anne BERNARDEL (33 ans), sa belle mère Antoinette BERNARDEL (77 ans) et un apprenti.
Il sera également " témoin " à la mort de sa mère Marie Madeleine LOREE (63 ans) le 23 mars 1863, survenue 225 rue Saint Martin à Paris. Son père, 66 ans luthier est également signataire, Pierre Frédéric (41ans) luthier habitait 6 rue Gabrielle à Paris (18°).
Quant aux jumeaux, ils sont décédés jeunes, le premier Alphonse Robert LEROUX (37 ans), fabricant d'instruments de musique le 17 octobre 1867 au 28 rue Beaubourg Paris (3°) où il habitait avec son épouse Marie Joseph MONCHIET. Le second Guillaume LEROUX (36 ans) fabricant d'instruments de musique, le 26 février 1867 au 98 rue de la Chaise Paris (7°) où il habitait avec son épouse Héloïse SPECK.
A suivre.
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